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Le biochar : un charbon végétal pour des sols qui gardent l'eau et le carbone

Les sols agricoles du Haut-Anjou, comme ailleurs, perdent de la matière organique. Un sol appauvri retient moins l'eau — un vrai problème lors des étés secs de ces dernières années — et relâche du carbone au lieu d'en stocker.

Le biochar est une piste concrète, ni gadget ni miracle. On chauffe de la biomasse (bois, déchets verts, résidus de taille) sans oxygène — c'est la pyrolyse — et on obtient un charbon très poreux, stable pendant des siècles. Incorporé au sol, il agit comme une éponge et un hôtel à micro-organismes : il améliore la structure, retient l'eau et les éléments nutritifs, réduit le lessivage des engrais, et séquestre durablement du carbone. La Normandie voit d'ailleurs émerger une filière : start-up de production, biochar « premium » pour le maraîchage et la vigne.

C'est ouvert aux maraîchers et éleveurs, aux collectivités qui cherchent quoi faire de leurs déchets verts, aux jardiniers, aux pépiniéristes. La ressource en biomasse ne manque pas ici ; ce qui manque, c'est l'équipement et les essais partagés.

Des questions pour ouvrir la réflexion

  • Quelle biomasse locale (tailles de haies, bois non valorisé, déchets verts communaux) pourrait alimenter une production ?
  • Quel équipement — four ou pyrolyseur mutualisé — pour démarrer petit ?
  • Qui serait partant pour des essais au champ ou au jardin, avec un suivi sur deux ou trois saisons ?
  • Comment articuler biochar et compostage plutôt que les opposer ?

En parler ensemble

BEL'R ouvre le sujet le premier samedi de chaque mois à Bel-Air. Vous portez une compétence, une envie de participer, ou simplement des questions ? Écrivez-nous.

Sources : Paris-Normandie · Ouest-France (biochar normand) · INRAE

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